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Murmure du Monde

Auteur(s): Henri de Pazzis

Préface de Sylvain Tesson

14,00

« Suis-je donc si seul ? Je me croyais le compagnon d’armes d’une légion redoutable qui lutte pour arracher la terre à l’homme vorace et la remettre à ceux qui savent l’embellir de leur amour ? » . C’est sous la puissante égide de Panaït Istrati, le poète vagabond, qu’est placée cette superbe pérégrination poétique et métaphysique écrite à la faveur de la nuit par un homme de la terre résidant au cœur d’un vallon provençal.

Au temps de la séparation des hommes d’avec le Monde, Henri de Pazzis s’attache à discerner les clefs de notre présence et les séquelles de l’offense faite à la nature par l’emprise du « calcul » et de l’utile. Paysages, pierres, murs, arbres ou arts des mains sont autant de langages qui peuvent nous réconcilier avec le Monde et nous aider à le savourer, à « demeurer dans le présent qui s’éternise » et à déceler les racines divines de la beauté.

De petits exercices de vénération et une rare qualité d’écriture.

“Pazzis décrit non pas les événements historiques, mais les noces entre l’homme et le monde. L’anecdote et le mythe, ce n’est pas la même chose. Pazzis définit et cerne les célébrations de l’alliance. Depuis le commencement de cette conversation avec les choses, les bêtes, les dieux et les pierres, l’aventure humaine se poursuit. Elle n’a trouvé sa conclusion que récemment, le jour où l’homme s’est agenouillé devant la technologie. Quand on s’agenouille devant la force, selon l’expression de Simone Weil, on se prépare à l’esclavage. Quand on s’agenouille devant la technique on ne sait pas ce qui nous attend, car la technique est une essence propre.” Extrait du prologue de Sylvain TESSON

 

EXTRAIT : 

  • « Nous sommes des fugitifs, pris entre les murs du réel et la grande faille du ciel. »
  • Nous ne sommes pas créateurs mais marcheurs de la nuit, éclaireurs du mystère. Car au-delà de la langue, demeure le chant de l’oiseau, inaccessible éraflure du soleil ».
  • « La nuit ne contient qu’une étoile fragile et dure et la chandelle à la fenêtre. A peine elle se distingue de la muraille de la montagne, variation d’un noir plus obscur. A la fenêtre du sud la nuit est tout autre, le ciel fleuri d’étoiles qui n’ont pas encore de nom et la crête est ourlée d’un halo qui annonce d’autres versants, des plaines à venir, des villes peut-être. Ou la mer. »
  • « Il en est ainsi des mosquées du désert, simples lignes de pierres posées sur le sable. Tout y est, de la porte au mihrab. La prière seule élève les coupoles. »
  • « Ils sont divers, les attachements possibles, les bonheurs périssables : les fruits de la terre, le temps des songes, le visage aimé, les prodiges de la main ; et bien d’autres remparts. Il faut suivre les sentiers incertains, éclairer la vocation du poème qui est le lieu des avènements, de la mise à fleur de la nature humaine, et discerner dans le monde, en ce qu’il se livre, la vie bonne, la vie riche, celle qui fonde. »
  •  « La trop longue proximité de l’utopie, la fréquentation abusive de l’idée, a détaché l’entendement du réel, jusqu’à ignorer la sensibilité, la tendresse, les jubilations des sens. Absurde volonté d’une perfection glacée. Il nous faut nous tenir aux antipodes, là où la chair pense, et là seulement. »
14,00

Format: 14.2 cm X 21 cm - 120 pages

ISNB: 978-2-37241-070-0

Date de parution: 9 janvier 2020

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