EDITIONS HOZHONI, éditeur de la revue Ultreïa

Éditions Hozhoni

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Archives pour la rubrique «On parle de nous»

Var Matin
Hans SILVESTER - Le pain des femmes

Var-Matin du vendredi 19 mai 2017

PhotoMed, festival de la photo méditerranéenne

« Le pain des femmes d’Hans Silvester représente l’extraordinaire empathie de l’allemand qui va à la rencontre de peuplades jamais visitées et qui arrive à entrer dans leur intimité. »

Article de Sébastien Hénot

 

 

Infos Yoga
R. et S. MICHAUD - L'Inde dans un miroir

L'Inde dans un miroir - Editions Hozhoni « L’Inde dans un Miroir »
Propos recueillis par Françoise Blévot

Rencontre avec Roland et Sabrina Michaud à l’occasion de la sortie  de la nouvelle version de leur livre : « L’Inde dans un Miroir », aux Editions Hozhoni.

 

Article à retrouver en intégralité dans la revue Infos Yoga n°112

www.infosyoga.info

 

 

L'Inde dans un miroir - Editions Hozhoni3

 

L'Inde dans un miroir - Editions Hozhoni2

lelitteraire.com
Matsuo Bashô, Le maître du haïku

MATSUO BASHO - LELITERRAIRE.COM

Extrait de la critique de Frédéric Grolleau:

« (…) Oeuvre en appa­rence dédiée à la jeu­nesse et aux béo­tiens, ce Mat­suo Bashô. Le maître du haïku sur­prend par sa qua­lité et sa pré­ci­sion péda­go­gique. Le conte­nant gra­phique est certes aussi dépouillé que le conte­nant séman­tique qu’il  entend ser­vir, ce qui n’empêche pas les édi­tions Hoz­honi d’avoir conçu un véri­table écrin à dos carré avec une intro­duc­tion, une pré­sen­ta­tion des per­son­nages du manga, un abon­dant appa­reil de notes au fil des pages et en en annexe un ouvrage d’initiation, com­por­tant une pré­sen­ta­tion détaillée de la tech­nique du haïku (18 pages), de l’époque de Bashô, de ses com­pa­gnons et de sa des­cen­dance poé­tique, le tout serti dans de jolies pages rouges, entre la 1ère et la 4ème de cou­ver­ture,  fai­sant bien res­sen­tir par contraste la pureté quasi vir­gi­nale du maître du haïku. (…) »

26 mars 2017

A retrouver sur lelitteraire.com

Historia
Sélection beaux livres

INDE DANS UN MIROIR-HISTORIA

L’Inde éternelle

Vue à travers l’objectif de Roland et Sabrina Michaud

Lauréats en 2015 du Prix international Albert Kahn pour l’ensemble de leur oeuvre photographique, Roland et Sabrina Michaud sillonnent la planète depuis plus de soixante ans et immortalisent la beauté et la singularité des cultures du monde. Réédité pour la première fois depuis sa parution en 1990, cet album lumineux et chatoyant consacré à l’Inde et à ses habitants de toutes castes, permet aujourd’hui de retrouver les surprenants jeux de miroirs qu’ils ont su établir, avec subtilité, entre clichés d’aujourd’hui et miniatures d’hier. Une illustration éloquente de la loi du dharma, la « loi qui perdure » chère aux hindous.

Véronique Dumas

Le vendredi 21 octobre 2016

Critique à retrouver sur historia.fr

 

PAIN DES FEMMES-HISTORIALe pain des femmes

Le photographe Hans Silvester et l’écrivain et boulanger, spécialiste de l’histoire du pain, Jean-Philippe de Tonnac, nous emmènent sur une île grecque battue par les vents marins où seules les femmes fabriquent cet aliment de base.

Grèce, Dodécanèse, Karpathos, « l’île des vents »,1995 et 2015. Le photographe Hans Silvester a remarqué lors de son premier séjour dans le village haut perché, dos à la mer, d’Olymbos, qu’il n’y a pas sur cette terre au climat rude, où poussent le blé, les oliviers et la vigne, de boulanger. La fabrication du pain, tâche sacrée s’il en est, y est dévolue exclusivement aux femmes. Du semis à la récolte, du pétrissage à la cuisson de la pâte dans de grands fours à bois, ce sont elles qui officient toute l’année. Ce sont elles aussi qui gravissent les sentiers escarpés, leurs paniers, remplis de miches, placés sur leurs têtes, pour se rendre dans les 280 chapelles qui parsèment Olymbos. Chacune d’entre elles appartient à l’une des familles de l’île. Les pains, marqués à leurs sceaux, y sont bénis. À vingt ans d’intervalle, les paysages, les fêtes religieuses orthodoxes, les costumes, les visages, les gestes sont les mêmes. Éclairés par les textes de Jean-Philippe de Tonnac, écrivain, spécialiste du pain, ce beau livre aux photographies en couleurs et en noir et blanc nous transportent dans une Grèce immémoriale.

Véronique Dumas

Le lundi 10 octobre 2016

Critique à retrouver sur historia.fr

 

 

Mr Mondialisation
Eclats de joie

MrMondialisation - ECLATS DE JOIE

50 photographies des sourires du monde dans un livre dédié à la joie universelle

Extrait de l’article du 11 décembre 2016:

« (…) Paru en octobre dernier aux éditions Hozhoni, le livre « Éclats de joie » est un petit bijou d’humanité et de gaieté. Compilant les photos du photographe et grand voyageur-photographe Alexandre Sattler, le livre rassemble une cinquantaine de clichés magnifiques ainsi qu’une trentaine de poèmes écrits de la main de Stéphanie Machto. (…)  »

 

A lire en intégralité sur mrmondialisation.org

 

 

Sélection – Juin 2015
"Ce que j'ai appris des abeilles" par Eric Tourneret

page Selection juin 2015 selection page 4« Ce que j’ai appris des abeilles « 

Texte et photos d’Eric Tourneret auteur du livre  » Les routes du miel« . 

J’ ai photographié cet insecte social généreux et désintéressé sur tous les continents . Voici les quatre principales règles de vie que je leur dois.

 » Ecouter ce que dit la nature »

 » Favoriser le collectif »

 » Gérer l’économie avec Sagesse »

« Cultiver la joie du quotidien »

Lire l’article dans son intégralité ici : Article Sélection juin 2015

Ultreïa ! et les beaux livres d’Hozhoni
Reliefs - Juillet/Août 2015

relief_1 relief_2Une maison d’édition a récemment vu le jour à Lachapelle-sous-Aubenas dans la pépinière d’entreprises l’Espélidou. Une nouvelle société créée par Bernard et Nûriël Chevilliat. Présentation.

Les fondateurs de Melvita, Bernard et Nûriël Chevilliat, viennent de créer Hozhoni, une maison d’édition. A l’instar des Indiens navajos, pour lesquels Hozhoni désigne la voie de la beauté et de l’harmonie, la jeune maison d’édition se propose de participer à sa manière aux débats d’idées sur l’évolution du monde en offrant des essais, des romans ou des livres de photographes de renom.

Entourés d’une dizaine de collaborateurs, les fondateurs ont pour ambition de publier une douzaine de titres par an traitant autant de philosophie, de spiritualité que de nature…

On notera la parution à l’automne d’un livre-événement d’Eric Tourneret,  » le photographe des abeilles », qui nous emmènera sur Les Routes du miel ( 352 pages). Une exposition photographique sur les grilles du Sénat accompagnera la sortie de cet ouvrage.

Autres titres attendus La Puissance de la modération, un nouveau recueil de Pierre Rabhi, ou L’inde dans un miroir de Roland et Sabrina Michaud, lauréats du prix Albert Kanh 2015.

Plus inattendu, un livre sur les voitures anciennes de La Fabuleuse Collection Baillon suivra en octobre.

La publication phare reste cependant le magazine-livre trimestriel lancé en octobre 2014. Intitulé Ultreïa ! , ce « mook » de conviction, très travaillé au plan graphique et photo, reflète l’amour de la nature et du beau de son directeur de la rédaction, ainsi que sa passion pour la métaphysique, la sagesse, l’ethnologie ou les savoirs du monde. Le numéro 4 d’Ultreïa! est sorti le 25 juin.

in Reliefs n°70 – Juillet-Août 2015

Salamandre TV
Les religions ont-elles une conscience écologique?

Rencontre en direct dimanche 15 février 2015  sur Salamandre TV (www.salamandre-tv.net).

Interview de Michel Maxime Egger et Bernard Chevilliat par Sébastien Morgan

 

Chemins d’étoiles
Rencontre avec Bernard Chevilliat

Rencontre avec Bernard Chevilliat, fondateur des Éditions Hozhoni, directeur de la rédaction du magazine-livre « Ultreia ! »

Publié le : 25 janvier 2015 

Propos recueillis par Gaële de La Brosse pour la newsletter de Chemins d’étoiles de janvier 2015  

Chemins d’étoiles – Qu’est-ce qui vous a incité à lancer ce magazine-livre ?

Bernard Chevilliat – Nous sommes, mon équipe et moi, fascinés de longue date par les sagesses et les savoirs du monde. De tout le monde… et de toutes les époques. L’humanité ne vient pas de naître ! En fait, nous récusons tout a priori occidentalo-centriste et considérons que tout ce qui est spirituel – et qui a structuré jusqu’alors le monde – est digne d’intérêt.
Le monde qu’on nous propose aujourd’hui est un étouffoir de plus en plus uniformisé, financiarisé, sans âme ni poésie et d’une choquante inégalité. La violence qui couve ou éclate partout provient de malentendus, de l’avidité et du mépris des hommes, et souvent d’une profonde méconnaissance de l’âme des peuples. Il est frappant de voir avec quelle arrogance et quelle irresponsabilité nous donnons des leçons à la terre entière… sans en connaître véritablement les ressorts. Il ne faut pas s’étonner de la brutalité des rejets.
En créant ce magazine-livre, nous essayons d’établir une passerelle entre les peuples et les spiritualités pour montrer que le monde est un et que la sagesse est universelle et intemporelle au travers de toutes ses représentations. Cela passe donc d’abord par le respect, la compréhension et l’éclairage.
Pour ma part – et pour mieux répondre à votre question –, comme j’ai toujours eu une vraie passion pour la métaphysique, l’écriture et la photographie, je voyais bien qu’il n’existait jusqu’alors pas de « beau » média qui associe ainsi dans un même élan la philosophie, la métaphysique, l’ethnologie, l’anthropologie, le symbolisme, le voyage ou l’écologie en faisant une large place à l’image… Mon tempérament entrepreneurial a fait le reste !


Chemins d’étoiles – Ultreïa ! : pourquoi avez-vous choisi ce titre ?

Bernard Chevilliat – Nous voulions marquer notre orientation par un terme qui marie le voyage, l’aventure spirituelle et la quête métaphysique. Ultreïa, qui est un mot latin, tout droit venu du Moyen Age, réunit bien ces attentes. Il est emblématique du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et, de par son sens même, il est un appel au voyage spirituel dans le temps et l’espace. Ultreïa – et Suseïa qu’on lui associe tout naturellement – nous engagent à aller « plus loin » et « plus haut ». Nous y mettons un point d’exclamation pour en souligner toute la dynamique. C’est là, j’en conviens, un programme assez ambitieux…


Chemins d’étoiles – Le sous-titre de cette revue nous invite sur les chemins de la sagesse. Jusqu’où nous conduirez-vous ?

Bernard Chevilliat – En bons platoniciens, nous n’avons pas d’autre prétention que de marcher « vers » la sagesse, de montrer le « beau », de prôner le « bien »… et de scruter les lueurs d’espérance qui percent encore dans un monde agité pour ne pas dire chaotique.


Chemins d’étoiles – Pouvez-vous nous décrire la ligne éditoriale d’Ultreia ! et sa spécificité dans le paysage actuel des revues ?

Bernard Chevilliat – J’ai déjà un peu répondu à cette question précédemment mais je préciserai qu’en traitant de l’art, de l’artisanat, de la musique comme de la philosophie ou de la spiritualité, nous essayons de brosser un tableau de tout ce qui fait sens pour une majorité d’êtres humains aujourd’hui encore. Avec sympathie et sans naïveté.
Le littéralisme tue alors que le symbole vivifie. Si le religieux redevient central, c’est aussi parce qu’il est inscrit d’une manière ou d’une autre dans l’âme des peuples et qu’on ne peut pas le regarder comme une pathologie ou un simple fait sociologique. Depuis les temps les plus reculés, la dimension spirituelle de l’homme est une donnée incontournable et fondatrice. S’intéresser à elle revient à en étudier avec respect toutes ses manifestations, même si celles-ci ne sont parfois plus que des variantes coutumières ou des superstitions sans fondement. Il faut déterminer ce qui est vraiment essentiel et contextualiser le reste. C’est là aussi notre rôle.


Chemins d’étoiles – Quelles sont ses principales rubriques ?

Bernard Chevilliat – Portés par de nombreux auteurs et photographes de renom tels que Roland et Sabrina Michaud, Olivier Germain-Thomas, Fabrice Midal, Eric Geoffroy ou Christiane Rancé, nous avons établi un cheminement de 23 rubriques et de 10 chroniques – ayant chacune une coloration différente –, qui tendent à couvrir les principaux champs d’investigation que nous nous sommes assignés.
En relatant le cheminement de grandes figures inspirées, nous marchons « dans les pas des pèlerins de l’absolu » ; nous essayons de respirer l’esprit de certains lieux sacrés ou visités des dieux ; à la « croisée des chemins », nous interviewons des philosophes ou des scientifiques ; nous analysons de grands thèmes parfois complexes dans la rubrique « Nœuds et Labyrinthes » ou donnons à lire de la métaphysique dans des « Cahiers » dédiés.
L’importance que nous attribuons à l’image et à l’illustration se retrouve dans le portfolio des photographes-voyageurs ou dans les portraits de « nobles voyageurs ». Plusieurs rubriques traitent de l’art, de la musique, de l’ethnologie (« Aux quatre angles du monde ») ou de l’écologie appliquée (« Le chant de la terre »).
Nous rendons compte de beaucoup de livres, tant dans nos nombreux « Plus loin, plus haut » que dans nos « Bifurcations ». Nous n’oublions pas non plus les exclus de la modernité (« Peregrinus, l’étranger ») et ceux qui les accompagnent avec constance et courage.


Chemins d’étoiles – Pouvez-vous nous présenter votre équipe ?

Bernard Chevilliat – L’équipe compte une dizaine de personnes. Pour n’en citer que trois : Florence Quentin, une égyptologue réputée, en est la rédactrice en chef, Patrice Brousseaud, le directeur artistique et Edwige Nicot, la secrétaire de rédaction. Nûriël Lux, mon épouse, et moi-même, assurons la direction administrative et la direction de la rédaction et Amanda Gérentes est chargée de la communication.
Chemins d’étoiles – La maquette de cette revue est très soignée. Quel rôle joue cette identité visuelle dans votre projet ?

Bernard Chevilliat – Au-delà du fond et de la diversité des sujets, nous avons effectivement apporté une attention toute particulière à la qualité de l’écriture, à l’iconographie et à la mise en page parce que nous croyons vraiment que le « beau est la splendeur du vrai » !
Nous apportons beaucoup de soin au choix photographique. Nous assurons ces choix à plusieurs avec l’appui de Marie-Anne Mehay, une iconographe reconnue.


Chemins d’étoiles – D’après l’écho des lecteurs après la parution de ces deux premiers numéros, qu’ont-ils apprécié particulièrement ?

Bernard Chevilliat – Indéniablement, la forme et le fond plaisent. L’esthétique est unanimement saluée. Le choix et la variété des sujets traités avec exigence et profondeur, ainsi que la qualité de l’écriture, semblent avoir conquis de nombreux lecteurs.
Le deuxième numéro est plus facile d’accès que le premier, mais celui-ci continue à se vendre très régulièrement.
Il nous faut vraiment remercier tous ceux qui nous ont écrit pour nous féliciter ou nous encourager. La chaleur et l’enthousiasme de l’accueil nous ont réellement surpris.


Chemins d’étoiles – Puisque nous cheminons à vos côtés sur les chemins de la sagesse, avez-vous un souhait pour cette année qui commence ?

Bernard Chevilliat – Peut-être pourrions-nous reprendre une formule de Romain Gary, présente dans nos « Viatiques » (recueil de citations), disant qu’« aimer est une aventure sans carte ni compas où seule la prudence égare » et que nous nous souhaitons à tous un monde plus compassionnel et plus sage !

http://www.cheminsdetoiles.com/article/53156/#.VModYWptg_M.facebook

Hommage à Jean Biès
par Olivier Gissey, le 30 janvier 2015

Le Livre des jours : l’inclassable journal spirituel de Jean Biès

L’écrivain Jean Biès (1933-2014) nous a quittés il y a un an. Les Éditions Hozhoni publient Le Livre des jours, son journal intime qui dévoile un demi-siècle de vie consacrée à la découverte du sens caché des choses. Quand le grand style classique, ailé et poétique rencontre la dimension initiatique…

Jean Biès

Jean Biès a rejoint d’autres cieux à Paris la nuit du 10 au 11 janvier 2014. Il avait 81 ans et n’a pu survivre à la mort de son « éternelle compagne » Rolande, grande adepte de Jung, qu’il avait rencontrée en 1953 à Alger. C’est elle « l’Initiatrice » (il avait écrit un ouvrage ainsi dénommé) qui l’avait ouvert à la psychologie des profondeurs, aux sagesses orientales et « présida » à son éveil spirituel dans sa librairie d’Alger, Le Lotus d’or. Ils vécurent dès 1963 dans une grande et belle maison restaurée au pied des Pyrénées, Saint-Michel-la-Grange, alors que Jean Biès enseignait les lettres grecques. Mais quand Rolande est atteinte de la maladie d’Alzheimer en 2007, le drame s’installe en lui. Jean Biès décrira son long accompagnement dans Le Deuil blanc, un ultime ouvrage à paraître cette année également chez Hozhoni.

Du côté de l’Orient et de l’écologie spirituelle

Rolande Biès

Toute la vie de Jean Biès fut dévouée à l’écriture. Il commença en 1963 par un Mont Athos (revisité en 1997). Il finira en 2012 par Qu’allez-vous faire de vos vacances  (éd. Almora), un titre pas trop à sa manière mais à la vérité un guide pas très commun… Parmi ses quarante ouvrages, dont le thème central est la spiritualité ; et ce, sous les genres de l’essai, du récit, du témoignage, de l’entretien, du poème. On citera sa thèse, en 1973, qu’il avait consacrée aux liens entre la littérature française et la pensée hindoue ; son guide d’écologie spirituelle Sagesses de la terre ; ses Chemins de ferveur (édition révisée de L’Inde ici et maintenant) ; Passeport pour des Temps nouveaux…

Jean Biès a ainsi gravi les pentes de l’Athos et celles du Mont analogue de René Daumal, a parcouru les voies de l’Inde, rencontré quelques êtres réalisés-libérés comme le sheikh soufi Hadj Adda Bentounès ou le saint orthodoxe russe Jean Maximovitch.

 

 

Je considère l’unité des religions comme la seule et dernière solution valable à la crise planétaire, sans syncrétisme ni confusionnisme […] Cette unité des religions peut coïncider avec l’avènement d’un nouveau cycle, qui n’a en rien à être confondu avec l’actuelle mondialisation, matérielle et réductrice. 

mont athos bièsCe vieux-jeune alchimiste-taoïste, de la plus authentique veine occidentale, aimait l’Orient et se reconnaissait pleinement dans l’humanisme de Montaigne. Mais ne nous trompons pas, Jean Biès se voulait avant tout écrivain et non maître spirituel. Sa langue respire une essence de nature poétique, faite d’honnêteté, de beauté et d’intériorité. »L’écriture est ma vocation, mon absolu ». 

La conjuration du silence

Du 1er juillet 1950, alors qu’il n’a pas dix-sept ans, au 31 décembre 2007, annexe de l’entrée dans la maladie « sans nom » de sa chère épouse, Jean Biès a tenu un journal intime, principalement écrit depuis son  « esplumoir » – ainsi nommait-il son athanor béarnais.

Dans sa préface François Chenet, indianiste, professeur de philosophie à la Sorbonne, considère à raison Jean Biès comme « un des penseurs et essayistes les plus originaux de son temps, et l’un des meilleurs écrivains de la seconde moitié du siècle dernier et du début du présent siècle […] cerné par jean bièsla conjuration du silence ». Un silence qui s’explique en partie… Trop de profondeur, trop d’érudition, chez lui sans doute, mais aussi sa timidité certaine, son absence d’empathie pour les médias, son souci de rester caché. Et puis, l’observation que les lecteurs sensibles à l’initiatique ne le sont pas au style, et vice-versa. « Pour un public qui n’existe pas, j’écris des samizdat au pays de la liberté d’expression. Souffrance et fierté. »

Le journal de Jean Biès, en dépit de ses 900 pages – elles recoupent 57 années… – ne couvre pas vraiment le fil quotidien de sa vie mais des choses essentielles sont dites, des événements de l’actualité commentés, des rencontres évoquées et ses livres accompagnés.

Il y a quelques années, Jean Biès nous confiait : « Je ne suis pas un vieux sage mais un puer aeternus, un éternel adolescent, ne partageant pas les préoccupations des adultes, toujours ailleurs, un mercurien, pas les pieds sur terre, un aviateur, du type Saint-Exupéry ».

Adieu à l’inclassable Jean Biès, celui qui souhaitait « relier les points les plus opposés, comme, à l’aide de lignes, on relie les étoiles. »

 

 

Jean Biès Le Livre des jours, Journal spirituel de 1950 à 2007, Éd. Hozhoni, novembre 2014, 920 pages, 25 euros

Ecrit par Olivier Gissey.  Publié le 30 jan 2015

www.unidivers.fr/livre-des-jours-jean-bies/

La Tribune
Jeudi 30 octobre 2014

Bernard Chevilliat se reconvertit dans l’édition

Article_tribuneDe Melvita à Lagorce, à Hozhoni à Lachapelle sous-Aubenas, il n’y a qu’un pas, mais c’est quand même un pas de géant qu’a fait Bernard Chevilliat, même si les défis sont pour lui une seconde nature.

Avec au départ une formation de biologiste, passer d’une petite ferme apicole située quelque part dans la garrigue lagorçoise à 16 000 m2 avec 360 salariés en moins de 30 ans et sur le même site, c’était indéniablement une réussite exemplaire. Puis en 2008, l’Occitane rachetant l’entreprise une page se tournait… pour Melvita et son dirigeant Bernard Chevilliat.

C’est ainsi qu’en janvier 2014, Bernard et Nûriël Chevilliat créent les éditions Hozhoni dans les locaux de l’Espélidou, pépinière d’entreprises. Hozhoni a pour vocation d’offrir une douzaine de titres par an volontairement ciblés, à caractère philosophique, traitant de spiritualité, voyages et témoignages « mais cela n’exclut pas de proposer des romans plus généralistes et notamment en deuxième activité, l’édition de beaux livres photos, dont 4 sont en préparation pour l’année prochaine ».

De la cosmétique à l’édition 

Si ce style d’édition paraît éloigné de la cosmétique à première vue, il suffit de connaître la passion des voyages et de la photo de Bernard Chevilliat et son respect inconditionnel de la nature et de sa beauté. Rappelons que les produits Melvita étaient basés sur la culture biologique avec choix des plantes.

Bernard a toujours été fasciné par les sagesses et les savoirs traditionnels. C’est pourquoi dans ses temps libres, ses lectures l’amenaient tout naturellement dans l’étude de la métaphysique et de la philosophie des sciences, d’où une certaine continuité de pensées et d’actions car, s’il dit lui-même n’être pas parti pour faire du business à tout prix, ne nous méprenons pas, il reste animé d’un esprit d’entreprise et d’une dynamique qui lui permettent de transmettre et de partager toutes ses passions à travers cette société d’édition « ce sera dur, faudra s’imposer ».

Ultreïa, ouvrage trimestriel

Depuis le 2 octobre Ultreïa n° 1 est en vente sur deux segments, librairie et kiosque, en diffusion nationale, distribué par Gallimard et Bayard.

218 pages avec graphisme, illustrations, photos, papier, impression haut de gamme enrichissent la qualité de l’écriture. Oui, cet ouvrage est inédit dans ce segment-là « Il nous est apparu qu’il n’existait pas de média qui réussisse dans ce même contexte. C’est pourquoi tout en faisant une place généreuse à l’image et en apportant une attention particulière à la qualité de l’écriture, nous avons voulu créer un magazine-livre qui nous emmène sur les chemins de l’âme et du monde vers une ouverture aux autres. Sur une thématique de voyage réel, spirituel, philosophique ou initiatique, c’est un ouvrage de passion et de conviction qui s’adresse à tous les curieux et que l’on peut parcourir au gré du temps et de ses états d’âme ».

Directeur de la rédaction Bernard Chevilliat est entouré de Florence Quentin rédactrice en chef basée à Montpellier, passionnée d’Egypte, d’Edwige Nicot journaliste et secrétaire de rédaction qui vient de Paris pour la partie éditoriale et de 7 collaborateurs pour la partie artistique, administrative et relations presse.

Dans ce premier numéro, la rencontre avec Pierre Rabhi mérite de s’arrêter un instant. On peut suivre aussi « Le Tibet secret » de Frédéric Lemalet… En complémentarité, le web offre aussi la possibilité d’entendre les auteurs, d’écouter la musique correspondante avec le QR code qui figure sur certaines pages. Le prochain numéro sortira début janvier.

Gageons qu’Ultreïa est sur le chemin du succès.

Le choix des noms Hozhoni : langage des indiens Navajos désigne lavoixde la beauté et le retour à l’harmonie dans les relations avec l’univers.

Ultreïa : «plus loin ! plus haut !» : Injonctions des pèlerins sur le chemin de St Jacques de Compostelle datant du moyen-âge.

 

Fréquence 7
Interview du 9 octobre 2014

Interview de Bernard CHEVILLIAT le 9 octobre 2014 par la radio indépendante Fréquence 7 (Aubenas).

Au programme : Entreprendre en Ardèche – La nouvelle maison d’édition  Hozhoni – Le magazine-livre Ultreia! – Les projets 

Ecouter ici

Frequence_7 bis